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Prescriptions trompeuses

Hoftsetter Carole Fleischmann 17Tant l’escalier que le revêtement métallique du mobilier de cuisine de la nouvelle maison proviennent de leur propre entreprise.Christian Hofstetter et Nathalie Scheidegger n’imaginaient pas autre chose qu’un chauffage à mazout. Mais il leur a fallu de la persévérance pour imposer leur volonté.

 

Christian Hofstetter et Nathalie Scheidegger nous guident fièrement dans leur maison d’Attiswil, dans le canton de Berne. Pendant près d’un an, le bâtiment a d’abord été excavé, puis réaménagé avec une extension en
sous-sol.

 

Depuis début 2018, le couple occupe les 240 mètres carrés de cette maison de trois étages restée vide pendant 20 ans. Elle fut bâtie en 1949 par les grands-parents de Christian Hofstetter, qui posèrent également la première pierre de Hofstetter AG à Flumenthal.

 

Depuis 1960, cette entreprise familiale se consacre à tout ce qui tourne autour des citernes et du métal: construction et révision de citernes à mazout en passant par la fabrication de canalisations et d’appareils, construction métallique jusqu’aux dernières applications du métal dans l’habitat, visible notamment dans le mobilier de cuisine ou l’escalier métallique du couple.


Ils optent sans hésiter pour le mazout


Christian Hofstetter travaille depuis 25 ans dans l’entreprise qui, en plus du siège social de Flumenthal, exploite aussi une succursale à Attiswil. Depuis 2016, il représente la troisième généra génération dirigeante, tandis que Nathalie Scheidegger est responsable de l’administration. Il est évident que l’entreprise a influé sur le choix du couple en matière de chauffage. L’ancien chauffage à mazout de la maison d’habitation avait déjà plus de 40 ans et devait donc impérativement être remplacé. 


En outre, il était alimenté par une citerne située dans le bâtiment adjacent de l’entreprise, alors qu’il fallait prévoir désormais un stockage autonome. «Mais dès le début, nous savions que nous resterions fidèles au mazout. Parce que nous travaillons dans ce domaine, et aussi en raison des très bonnes expériences faites avec ce combustible», explique Christian Hofstetter. Ce qui allait de soi pour lui et sa compagne, Nathalie Scheidegger, s’est heurté au scepticisme de beaucoup d’autres.

 

«Personne n’a pu nous expliquer vraiment ce qu’il en était de la législation. Chacun disait des choses différentes.»

«Quand nous parlions à nos amis de notre nouvelle maison et qu’il était question du chauffage, on sentait beaucoup de réticence», se souvient Nathalie. «Avec presque toujours cette question: est-ce encore autorisé? N’y a-t-il pas une nouvelle loi interdisant les chauffages à mazout? Ne doit-il pas y avoir une part d’énergie renouvelable? Chacun avait son avis sur la question.»

 

Eux aussi se sont penchés sur la question, explique Christian. «Après tout, on entend toujours dire que le chauffage uniquement à mazout ne serait plus autorisé. Et nous ne voulions pas d’une solution combinée, que ce soit la production d’eau chaude par pompe à chaleur pour des raisons de coût, ou par panneaux solaires pour des raisons d’esthétique.»

 

Hofstetter Carole Fleischmann 10Pour Christian Hofstetter et Nathalie Scheidegger, seul un chauffage à mazout entrait en ligne de compte.Comme l’architecte n’était pas très au clair non plus, le couple s’est renseigné auprès d’amis fournisseurs et installateurs en chauffage. «Mais personne n’a pu nous expliquer vraiment ce qu’il en était. Chacun disait des choses différentes.» Ils n’ont pu clarifier la situation qu’après des semaines, grâce au Centre Information Mazout. Le conseiller leur a expliqué que la législation actuelle autorisait toujours l’installation d’un chauffage à mazout.

 

«Les fausses informations vont bon train»


Christian Hofstetter et Nathalie Scheidegger ont donc pu obtenir sans problème l’autorisation d’installer leur chauffage à mazout. Leur choix s’est porté sur une chaudière à condensation Oertli OSCR 18 de puissance comprise entre 10,9 et 18 kilowatts, avec un brûleur modulant. Le chauffe eau fonctionne via le système de chauffage, mais peut aussi être commuté en mode électrique. Les quatre citernes, contenant chacune 1000 litres de «mazout de qualité Eco pauvre en soufre», sont placées désormais dans le bâtiment d’habitation.

 

«Les chauffages à mazout modernes n’ont plus rien à voir avec les modèles anciens en termes d’efficacité et d’émissions.»

«C’est exactement ce que nous voulions, nous sommes très satisfaits de notre chauffage», conclut le couple. Mais il reste une pointe d’amertume. «Il n’est pas juste de devoir presque se justifier pour faire installer un chauffage à mazout», explique Nathalie Scheidegger. «Toutes les sources d’énergie ont leurs avantages et inconvénients», ajoute Christian Hofstetter. «Et les chauffages à mazout modernes n’ont plus rien à voir avec les modèles anciens en termes d’efficacité et d’émissions.» 

 

Pourtant, l’opinion publique à l’égard des chauffages à mazout est presque toujours négative, ce qui en donne une image déformée au niveau de la législation également. «L’incertitude est souvent grande et le soutien faible», résume Christian Hofstetter.

 

«Même les fausses informations vont bon train. Un propriétaire doit vraiment faire preuve de persévérance. Heureusement, nous avons trouvé le soutien recherché depuis longtemps auprès du Centre Information Mazout.»





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