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Révision totale de la loi sur le CO2

pg winter 017 gL’Union Pétrolière reconnaît la nécessité de prendre des mesures de réduction des émissions de CO2 globales. Dans les milieux spécialisés, il existe un consensus sur le fait que ces mesures devraient avoir un effet aussi rapide que possible. De notre point de vue, l’objectif de toutes les mesures de protection du climat doit donc consister à éviter autant d’émissions de CO2 que possible aux prix les plus bas possibles. La protection du climat ne doit en outre pas pénaliser la compétitivité de l’économie suisse, car seule une économie prospère peut générer les moyens nécessaires pour relever ce défi. Mais la protection du climat ne doit pas être une onéreuse solution spéciale «made in Switzerland». L’UP refuse aussi les interdictions technologiques de principe et rappelle que le pétrole est le pilier porteur de notre approvisionnement en énergie, et aussi de la sécurité élevée de cet approvisionnement.

 

A maints égards, le projet de loi du 1er décembre 2017 ne répond pas à ces exigences. Les objectifs dans le domaine des combustibles ne sont techniquement pas atteignables et consistent in fine à prononcer une interdiction technologique. Dans le domaine des carburants, le projet présente des propositions qui auraient pour effet de renchérir nettement le prix des carburants en comparaison avec l’étranger, avec les conséquences négatives que l’on connaît pour les ventes domestiques et, par voie de conséquence, les recettes de la Confédération provenant de la taxation des huiles minérales (tourisme à la pompe).

 

A notre avis, le nœud du problème réside en premier lieu dans le fait que les mesures de réduction des émissions de CO2 visent à produire une grande partie de leurs effets en Suisse. Comme le potentiel de réduction est limité, les processus pour y parvenir sont particulièrement inefficaces; en d’autres termes, ces mesures coûtent très cher pour un résultat médiocre en termes d’économies de CO2.

 

En valeur absolue, la Suisse n’est responsable que d’environ 1 pour mille des émissions de CO2 globales. S’agissant des émissions relatives, c’est-à-dire par tête d’habitant et en rapport avec le PIB, la Suisse est l’un des meilleurs élèves parmi les pays industrialisés comparables. Le bilan climatique officiel ne couvre cependant même pas la moitié des émissions de CO2 de la Suisse dues à la consommation (énergie grise); une bonne raison de plus pour laquelle la Suisse ne devrait pas centrer davantage ses mesures de réduction du CO2 sur le territoire national.





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